iMAG(fr)

Le Musée et Galerie d’Inverness s’est rouvert samedi 13 janvier suite à £M1.5 de travaux. C’était un bâtiment que personne n’a jamais trouvé belle, qui nous expliquait notre histoire sans passion.

La structure reste plus ou moins pareil, mais est-ce que l’iMAG (Inverness Museum and Gallery), comme il est rebâtisé, pourrait mieux faire?

Dos à la ville sous l’épaule du château, c’est un bâtiment dont on peut très bien oublier l’existence. Il n’ y a rien à attirer le touriste inaverti. Les panneaux sont discrets, voire inefficaces. En montant la côte au coin de Bella Pasta, on trouve la structure familière, un monolithe de béton en courbe. On voit bientôt le nouveau, une entrée automatique et un ascenseur en verre, qui portent la nouvelle marque iMAG, et une halle d’entrée lumineuse. Une véritable amélioration sur la vieille entrée serpentine qu’on devait emprunter.

À l’intérieur la suite de pièces reste comme il était: au rez de chaussée la première salle d’exposition, la cafétéria et la boutique, et à l’étage une plus petite salle d’exposition et la galerie d’exposition temporaire. C’est bien équipé et beaucoup plus lumineux que je ne pensais.

L’expo au rez de chaussée est excellent: bien rangée, bien raisonnée et elle fournit un récit de la vie de la région. Il y a beaucoup d’éléments familiers, mais toute la salle jouit d’un fluxus qui établit les objets dans leur milieu. On s’attend normalement à un musée interactif et facile à accéder pour les enfants, mais ici c’est bien fait et, en deux visites j’ai vu plein de jeunes en profiter. Il y a beaucoup d’objets exposés qui sortent du normal, comme les rochers de la région qu’on trouve en rentrant, mais pour moi les meilleurs sont Le Bracelet d’Achavrail (essaie la copie et posez vous la question qui c’est qui aurait porté l’original magnifique), les panneaux de cris de guerre des clans (tribus du coin) et le panneau sur Saint Colombe, surtout son poème de nostalgie:
Fil sui nglais
fechas Erinn tacha hais
nocha naiefi iarmotha
firu Erann nach a mna.

Il y a un oeil gris
qui réfléchit sur l’Irelande
plus jamais il ne verra
les hommes ou les femmes de l’Irelande.

La cafétéria a l’air spacieux et efficace, mais je n’en ai pas profité. Malheureusement c’est entouré de vitrines de taxidermie, la faune de la région. On voit la plupart facilement vive et les quelques raretés on peut voir en s’en allant direction Kincraig Wildlife Park, ou bien dans l’habitat naturel, donc nettement mieux. La boutique avait l’air d’un chantier, mais, même terminée, on dirait pas qu’elle fera son fric.

À l’étage je me suis trompé de sens de visite et je suis rentré dans l’exposition temporaire avant de tomber dans la dernière partie de l’expo permanente. Ni l’une, ni l’autre m’a beaucoup touché. Ma deuxième visite était plus savoureux. En suivant le bon sens de visite on extrait plus de raison et on continue le récit établi par la première salle. Dans une heure à l’étage on comprend un peu des transformations d’Inverness et des Highlands depuis des siècles de guerres, pauvreté et violence à la paix et la prosperité. C’est moins une politique avertie, plutôt qu’on n’est plus à la frontière – Vikings, Pictes et Celtes / les rois des Écossais et les Maormers / guerres de religion / Jacobins et Hanovriens. Les frontières idéologiques sont à Baghdad et Kaboul, Bali et les grandes villes du monde. Les génocides du 18e siècle sont vite remplacés par le calme du 19e siècle et voilà pourquoi le château d’Inverness rassemble à un grand gâteau. Les cours d’assises en croissance extraordinaire pendant qu’on dépeuplait de force les vallées de la région?

On voit pas beaucoup d’art, l’exposition temporaire, Fonn’s Duthchas : Terre et Patrimoine, se fixe en “objets de référence” au lieu d’art pour célébrer la culture des Highlands. La vidéo avait l’air intéressant bien que je n’ai pas pu rester, il y avait trop de monde! Faudrait le mettre sur youtube.

On a la chance, quand même, que l’exposition se concentre ainsi sur les objets culturels, car là on voit bien qu’on a établi un musée comme il faut. Maintenant en plus on a besoin d’une galerie d’art en tant que telle, pas une petite excuse serrée dans une petite salle. Le château Grand-Gâteau sera idéale comme position et en même temps on y établira le coeur culturel de la ville. Y en a marre de dire à ceux qui viennent en visite qu’on manque une telle facilitié. S’ils espèrent voir une vraie ville dans les Highlands qu’est-ce qu’ils vont penser? On a une ville vive avec beaucoups d’atouts, mais là existe une faiblesse.

Donc, à £M1.5, on a iM, pas iMAG, et on avance le profil du besoin d’une galerie pour la ville – et les Highlands. Un marché raisonnable.

En attendant l’inauguration de la nouvelle galerie municipale, je suis volontaire pour héberger la statue “American Woman” de Gerald Laing qu’on voit nul part.

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