Archive for the ‘Fonn’s Duthchas’ Category

iMAG(fr)

January 28, 2007

Le Musée et Galerie d’Inverness s’est rouvert samedi 13 janvier suite à £M1.5 de travaux. C’était un bâtiment que personne n’a jamais trouvé belle, qui nous expliquait notre histoire sans passion.

La structure reste plus ou moins pareil, mais est-ce que l’iMAG (Inverness Museum and Gallery), comme il est rebâtisé, pourrait mieux faire?

Dos à la ville sous l’épaule du château, c’est un bâtiment dont on peut très bien oublier l’existence. Il n’ y a rien à attirer le touriste inaverti. Les panneaux sont discrets, voire inefficaces. En montant la côte au coin de Bella Pasta, on trouve la structure familière, un monolithe de béton en courbe. On voit bientôt le nouveau, une entrée automatique et un ascenseur en verre, qui portent la nouvelle marque iMAG, et une halle d’entrée lumineuse. Une véritable amélioration sur la vieille entrée serpentine qu’on devait emprunter.

À l’intérieur la suite de pièces reste comme il était: au rez de chaussée la première salle d’exposition, la cafétéria et la boutique, et à l’étage une plus petite salle d’exposition et la galerie d’exposition temporaire. C’est bien équipé et beaucoup plus lumineux que je ne pensais.

L’expo au rez de chaussée est excellent: bien rangée, bien raisonnée et elle fournit un récit de la vie de la région. Il y a beaucoup d’éléments familiers, mais toute la salle jouit d’un fluxus qui établit les objets dans leur milieu. On s’attend normalement à un musée interactif et facile à accéder pour les enfants, mais ici c’est bien fait et, en deux visites j’ai vu plein de jeunes en profiter. Il y a beaucoup d’objets exposés qui sortent du normal, comme les rochers de la région qu’on trouve en rentrant, mais pour moi les meilleurs sont Le Bracelet d’Achavrail (essaie la copie et posez vous la question qui c’est qui aurait porté l’original magnifique), les panneaux de cris de guerre des clans (tribus du coin) et le panneau sur Saint Colombe, surtout son poème de nostalgie:
Fil sui nglais
fechas Erinn tacha hais
nocha naiefi iarmotha
firu Erann nach a mna.

Il y a un oeil gris
qui réfléchit sur l’Irelande
plus jamais il ne verra
les hommes ou les femmes de l’Irelande.

La cafétéria a l’air spacieux et efficace, mais je n’en ai pas profité. Malheureusement c’est entouré de vitrines de taxidermie, la faune de la région. On voit la plupart facilement vive et les quelques raretés on peut voir en s’en allant direction Kincraig Wildlife Park, ou bien dans l’habitat naturel, donc nettement mieux. La boutique avait l’air d’un chantier, mais, même terminée, on dirait pas qu’elle fera son fric.

À l’étage je me suis trompé de sens de visite et je suis rentré dans l’exposition temporaire avant de tomber dans la dernière partie de l’expo permanente. Ni l’une, ni l’autre m’a beaucoup touché. Ma deuxième visite était plus savoureux. En suivant le bon sens de visite on extrait plus de raison et on continue le récit établi par la première salle. Dans une heure à l’étage on comprend un peu des transformations d’Inverness et des Highlands depuis des siècles de guerres, pauvreté et violence à la paix et la prosperité. C’est moins une politique avertie, plutôt qu’on n’est plus à la frontière – Vikings, Pictes et Celtes / les rois des Écossais et les Maormers / guerres de religion / Jacobins et Hanovriens. Les frontières idéologiques sont à Baghdad et Kaboul, Bali et les grandes villes du monde. Les génocides du 18e siècle sont vite remplacés par le calme du 19e siècle et voilà pourquoi le château d’Inverness rassemble à un grand gâteau. Les cours d’assises en croissance extraordinaire pendant qu’on dépeuplait de force les vallées de la région?

On voit pas beaucoup d’art, l’exposition temporaire, Fonn’s Duthchas : Terre et Patrimoine, se fixe en “objets de référence” au lieu d’art pour célébrer la culture des Highlands. La vidéo avait l’air intéressant bien que je n’ai pas pu rester, il y avait trop de monde! Faudrait le mettre sur youtube.

On a la chance, quand même, que l’exposition se concentre ainsi sur les objets culturels, car là on voit bien qu’on a établi un musée comme il faut. Maintenant en plus on a besoin d’une galerie d’art en tant que telle, pas une petite excuse serrée dans une petite salle. Le château Grand-Gâteau sera idéale comme position et en même temps on y établira le coeur culturel de la ville. Y en a marre de dire à ceux qui viennent en visite qu’on manque une telle facilitié. S’ils espèrent voir une vraie ville dans les Highlands qu’est-ce qu’ils vont penser? On a une ville vive avec beaucoups d’atouts, mais là existe une faiblesse.

Donc, à £M1.5, on a iM, pas iMAG, et on avance le profil du besoin d’une galerie pour la ville – et les Highlands. Un marché raisonnable.

En attendant l’inauguration de la nouvelle galerie municipale, je suis volontaire pour héberger la statue “American Woman” de Gerald Laing qu’on voit nul part.

iM(AG)

January 23, 2007

Inverness Museum and Art Gallery reopened to the public on Saturday 13th January after a £1.5 million refurbishment. It had been a building which no-one ever loved, doing a worthy, if uninspired job explaining some of our history to us.

The building is substantially the same, but does iMAG, as it has been rebranded, do a better job?

The building still turns its back on the town and is easily forgotten as it huddles against the castle’s shoulder. There isn’t much to attract the attention of the casual punter. The signage is discreet to the point of ineffectiveness. When you climb past the corner of Bella Pasta, it looks much the same, a curving concrete monolith. The new is soon apparent, automatic glass doors bearing the new logo leading to a glass lift and a bright, airy atrium. A definite improvement on the fussy, roundabout road we used to access the building in the past.

Once inside, the layout is similar to the previous one: main exhibition room, cafe and shop on the ground floor and a smaller main exhibition room and temporary exhibition room/ art gallery upstairs. It’s all nicely fitted out and enjoys more natural light than I remember.

The ground floor exhibition is excellent: orderly, rational, with a narrative sequence. While there are many familiar exhibits, the whole floor flows and contextualises many of the objects well. The interactive, child-friendly nature of many of the exhibits is now a standard expectation, but it’s done well here and in my two visits has been in full use by young visitors. There are many outstanding exhibits, like the rocks right at the door, but I loved the Achavrail Armlet (try the replica on and wonder about who would have worn the magnificent original), the clan warcries and St. Columba panels, especially his poem of regret:

Fil suil nglais
fechas Erinn tacha hais
nocha naicfi iarmotha
firu Erann nach a mna.

There is a grey eye
That looks back upon Ireland
Never again will it see
Ireland’s men or her women.

The cafe looks functional and airy although I didn’t sample it. Unfortunately it is currently surrounded by cases of taxidermy, the animals and birds of the area. Most can easily be seen live and the few rarer specimens can be seen with a little trouble, but much more rewardingly, in their habitat or at Kincraig Wildlife Park, for example. The shop looked like a work in progress, but certainly didn’t look like much of an earner.

Upstairs I took a wrong turn on my first visit and visited the temporary exhibition first, before stumbling into the latter part of the main exhibition. I didn’t make much of either. My return visit was better, an hour upstairs enjoying the sense of the changes in Inverness and the Highlands from centuries of war, poverty and violence to peace and prosperity. It’s less to do with the benefits of current politics than with the fact that we are no longer a frontier town – Vikings, Picts and Celts / Kings of Scots and Maormers / religious wars / Jacobites and Hanoverians and so on. The frontiers and ideologies have moved on to Baghdad and Kabul, Bali and the big cities of the world. The genocides of the 18th century quickly turned to the calm of the 19th and that’s why Inverness Castle looks like a big cake. The courts as a growth industry as the lands were cleared?

Not much art around, the temporary exhibit, Fonn’s Duthchas : Land and Legacy, focusing on “iconic objects” rather than art to celebrate Highland culture. The video looked quite interesting, although I couldn’t comfortably linger, it was too popular! It should be up on youtube. Some interesting literary artefacts, fact and fiction.

good official preview of Fonn’s Duthchas

It is fortunate, though, that the exhibit is of this nature, because what we have here is the makings of a decent museum. We need an art gallery, a public art gallery, in its own right, not squeezed into a wee toty room. The big cake castle would be a good venue and establish a cultural heart to the city. I’m fed up telling visitors that we don’t have anything like this. Goodness knows what anyone expecting urban facilities might think. We have a lively city with lots going for it, but this is a major weakness.

So, for £1.5M, we get iM, not iMAG, and we advance the argument about the need for a gallery for the city – and the Highlands. A reasonable deal.

In the meantime, I’ll volunteer to house Gerald Laing’s American Woman until the gallery’s built.